Les femmes dans la France du XIXe siècle
Au XIXe siècle, les femmes travaillent, élèvent leurs enfants, apprennent à lire… mais elles ne votent pas, et la loi les place sous l’autorité de leur mari. Quelle place ont-elles dans la société, et comment certaines se battent-elles pour l’égalité ?
Cette leçon dure environ 15 minutes. Tu peux faire une pause après chaque partie.
Avant de commencer
Objectifs pédagogiques
- Je sais dire quels droits la loi refuse aux femmes au XIXe siècle.
- Je sais montrer que les femmes travaillent et s'instruisent davantage, et citer des droits gagnés entre 1900 et 1909.
- Je sais expliquer comment des féministes réclament l'égalité et le droit de vote avant 1914.
- Je sais lire une photographie de 1914 et comparer la France à d'autres pays d'Europe.
Des femmes sans les mêmes droits que les hommes
Une femme mariée sous l’autorité de son mari
Le Code civil de 1804 dit que la femme doit « obéissance à son mari ». Une femme mariée ne peut ni gérer ses biens ni aller en justice sans son accord : elle est traitée comme une mineure.
En 1848, le suffrage universel donne le droit de vote à tous les hommes. Les femmes, elles, en restent exclues.
Des femmes au travail
En 1866, les femmes forment environ un tiers de la population active. Beaucoup sont ouvrières, par exemple dans les usines textiles, ou domestiques.
Ce chiffre est sans doute trop bas : beaucoup d’épouses d’agriculteurs, d’artisans ou de commerçants travaillent avec leur mari sans être comptées comme actives.
Des droits gagnés peu à peu
En 1861, Julie-Victoire Daubié est la première femme reçue au baccalauréat. La loi de 1880 crée des lycées de jeunes filles, où l’on n’enseigne pas les mêmes matières qu’aux garçons.
D’autres lois suivent : les femmes peuvent devenir avocates (1900), une femme mariée peut disposer de son salaire (1907), et un congé de maternité, sans salaire, protège son emploi (1909).
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Des femmes réclament l'égalité (1848-1914)
Les féministes
Des femmes, et quelques hommes, luttent pour que les femmes aient les mêmes droits que les hommes : ce sont les féministes. Elles ne luttent pas contre les hommes, mais pour l’égalité.
Hubertine Auclert réclame le droit de vote des femmes. En 1881, elle fonde un journal, La Citoyenne.
Se faire entendre
Les militantes écrivent dans des journaux, créent des associations, signent des pétitions et manifestent. En juillet 1914, à Paris, une foule se rassemble devant la statue de Condorcet, un philosophe qui demandait dès 1790 des droits politiques pour les femmes.

Une égalité encore lointaine
Avant 1914, les femmes gagnent quelques droits, un par un, mais pas le droit de vote. D’autres pays d’Europe l’accordent avant la France : la Finlande en 1906, la Norvège en 1913.
En France, le droit de vote des femmes n’arrive qu’en 1944, et elles votent pour la première fois en 1945.
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Jeu de révision
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Résumé
- Au XIXe siècle, la loi ne donne pas aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes : le Code civil de 1804 place l’épouse sous l’autorité de son mari, et le suffrage universel de 1848 est réservé aux hommes.
- Pourtant, les femmes travaillent et s’instruisent davantage. Elles gagnent quelques droits peu à peu : devenir avocate (1900), disposer de leur salaire (1907), un congé de maternité (1909).
- Des féministes, comme Hubertine Auclert, réclament l’égalité et le droit de vote : elles écrivent, se regroupent, signent des pétitions et manifestent.
- Avant 1914, ces avancées restent limitées : les Françaises ne votent pas, alors que la Finlande (1906) et la Norvège (1913) l’ont accepté. Elles ne votent pour la première fois qu’en 1945.
